

Ce passage est extrait d’une partie de mon livre consacrée au silence d’un poète confronté à des troubles de la parole. Il ne s’inscrit ni dans une perspective moniste du corps, ni dans une démarche philosophique à proprement parler. En arrière-plan pourtant, Spinoza et Nietzsche se font écho : l’un pense le corps et l’esprit selon un même ordre, l’autre rappelle que la pensée prend d’abord source dans le corps. Réduit au silence, le poète devient alors le lieu discret où la chair instruit l’esprit.