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Recension de Marc-Williams DEBONO de « La cime ne me contredit pas » – Revue Plastir

Revue PLASTIR – Revue Transdisciplinaire de Plasticité Humaine – Plasticités Sciences Arts, Marc-Williams DEBONO – La cime ne me contredit pas – Essai de liberté esthétique, Fauves éditions, paru le 12 avril 2021. Préface Alain Santacreu, quatrième de couverture Basarab Nicolescu.

Publication de La cime ne me contredit pasEssai de liberté esthétique d’Arta Seiti, Fauves Editions, 2021.

Le titre de cet essai donne d’emblée le ton. Un dialogue poétique et esthétique à la première personne  qui nous emmène  loin des sentiers balisés, dans un espace sombre et lumineux à la fois, un abîme dont Arta Seiti nous répète sans cesse qu’elle vient et nous en extrait à la fois. On entre dans cet univers comme dans un roman, une course-poursuite haletante, aux contours flous et lancinants, toujours évoqués, jamais imposés, un voyage dans un passé omniprésent flanqué de figures de proue à l’image de ces cimes dociles ou de ces fabuleuses figures en route permanente vers l’auteur. Préfacé par A. Santacreu, un lecteur qui se dit à juste titre « élu », autrement dit qui a l’opportunité de traverser ce moment intense de partage, de « risque littéraire ultime » qui nous fait découvrir des seuils et une historicité, l’écriture colorée, magique comme l’évoque B. Nicolescu, et proprement imaginale d’Arta Seiti dépeint une résistance comme chemin de connaissance. On est pris dans ce récit intimiste et géopoétique comme un insecte dans la toile. Impossible de s’en extraire, fascinés et effrayés par cet abîme qui ne se nomme pas et nous entraîne dans les bas fonds de l’âme, tour à tour  conquis par « Ces cheveux-soleil et corps pur, formés de cette masse étoilée », « Cette légende dorée et bleutée ! Ralliement à la pureté du blanc » et prisonniers de la métamorphose : « Puissante pâleur. Un coup de foudre part de la terre. Rupture du temps. Déchirure des dames blanches. Chambre noire. Libre ce créer. « Tel un spasme, cet état envenime une tension imminente. L’air s’ionise. La température commence à monter en hauteur et l’eau se concentre. », nous dit-elle en substance. Mais là où nous trouvons concentrés une envolée lyrique et le plus haut point de cette métamorphose, c’est dans la rencontre entre l’hêtre et l’être, entre les intimités végétales qui évoquent à l’auteur son enfance, la réalité d’une gravité perdue et cette reconstruction dont la jeune fille émane, ce débordement des sens qui consiste à percevoir « La hêtraie ou le hêtre domine » comme avant tout une immense forêt de signes dont l’abîme s’absout au fur et à mesure qu’il perçoit la clarté dans les bois, le message des cimes, la philosophie de la nature : « A l’étage montagnard, près des hêtraies, ma pensée ne bégaye pas, elle s’émancipe, geste gai et créatif. Je ne suis plus dans l’impasse. Je me lance dans une quête de sens irréductible. Je cherche à sonder le sommet, une liberté à l’aboutissement. Ici mes limites sont les extrêmes. Mon art, réaction de l’être à l’orée des hêtraies ».  À l’image de l’auteur arpentant corps et âme le pont de Fagus en quête du sillage,  partageons ensemble  ce moment rare !  Note de M-W Debono

Lire dans la revue PLASTIR

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