(crédit : visual hunt)

Entourée d’églantiers

épineux

D’aiguilles de rosiers sauvages

couleur de flamme,

Le son doux d’une lyre

Le toucher de sept cordes fines

Où je joue une musique lointaine

Et enchanteresse

Me rappellent  la douceur orphéenne.

Mue par le désir d’un passé

Mes vœux attendrissent pourtant

Les bêtes féroces

Tel que le mythe

Ô tourbillon

Qui charme le ruissellement des fleuves

Déplace les arbres

Ô muses d’antan

Enlevez-moi ces épines

Arrachez-moi ces aiguilles

De vos doigts papillon

Battement de la lyre

chancelant l’haleine verte des forêts

Et toi souvenir silencieux

Courbe d’oiseaux

Eveillés par le son d’Orphée

Récolte un souffle non consumé

Un appui louange

A mon ton

Qui ne craint point le tourment,

Emporte-moi par ton prélude harmonieux

Vers d’autres ombres vivantes

Et splendides

J’ai tant besoin  d’elles

A toi lyre de me faire aimer

D’autres lieux

Fais-moi par cet air mélodieux

Un être fugitif.

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