Cuno Amiet, « Tâches de soleil », 1904.

Une abeille m’effleure,
Elle insuffle un air vert,
Des fourmis se promènent sur un vieux mur,
Elles égayent des  bourgeons frissonnants,
Et le travail commence ainsi
 En cercles ronds :
Un envol et une promenade.
Les tiges jalouses montent haut
Les feuilles  soufflent le vent,
  Mes yeux se perdent,
  Ils  vont loin
   Vers les sommets
   D’une âme généreuse,
   D’un son intérieur.
    Mes doigts obéissent
    A cette création,
     Fusion de la nature
      Et de l’âme,
      Ils bougent  au rythme
      Des fourmis,
      Aux ailes des abeilles.
       Mon  dedans  chante,
       Les fourmis  se précipitent
       A ma voix,
      Les abeilles
      A la danse
     De  mes  cils,
      Nos cercles s’étendent,
       Et les vertiges  de la nature
       Nous envahissent.

*Concept philosophique de Spinoza de la nature auto-productrice

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s